D’après l’histoire officielle, les Allemands auraient entrepris d’exterminer les juifs principalement en les asphyxiant. Pour cela, ils auraient aménagé des chambres à gaz fonctionnant au Zyklon-B.

Gazages à l’acide cyanhydrique ? Une ineptie !

Les difficultés d’emploi de l’acide cyanhydrique

D’après l’histoire officielle, les Allemands auraient entrepris d’exterminer les juifs principalement en les asphyxiant. Pour cela, ils auraient - après quelques tâtonnements - aménagé des chambres à gaz fonctionnant au Zyklon-B (nom d’un insecticide puissant à base d’acide cyanhydrique).

L’acide cyanhydrique est un gaz très toxique (même à faible concentration) et très dangereux à utiliser. Ayant une forte capacité d’adhérence, il se fixe sur les surfaces ainsi que sur les victimes (dans les plis et orifices naturels, les cheveux etc.).
Il est donc très difficile à ventiler, cette difficulté devenant presque insurmontable si les victimes, nombreuses et entassées, se retrouvent en tas après l’asphyxie (le gaz reste alors entre les corps enchevêtrés).

Voir dessin
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En conséquence, l’acide cyanhydrique n’est absolument pas à recommander pour des gazages homicides à la chaîne, comme il y en aurait eu à Auschwitz par exemple.

Les Allemands auraient pu asphyxier leurs victimes bien plus simplement

A supposer que les Allemands aient voulu asphyxier leurs victimes, ils auraient pu agir beaucoup plus simplement, quasiment sans frais et sans aucun danger. Voici comment :

La brochure de J. Jodogne

En août 1939, une petite brochure fut publiée à Bruxelles avec pour titre : Votre protection contre le péril aérien. L’auteur, J. Jodogne, était un officier de réserve du Service de protection contre les gaz.
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Il s’adressait au grand public afin de lui donner quelques notions des gestes à faire en cas d’attaque aérienne.

J. Jodogne avertissait les foules qu’en cas de bombardement, elles ne pourraient guère compter sur d’hypothétiques abris collectifs qui auraient été aménagés par les autorités[1]. Par conséquent, il préconisait « l’abri familial » en soulignant qu’un de ses grands avantages était de ne pas exiger « l’installation compliquée et coûteuse d’un système de renouvellement de l’air » (Id.).

Seulement, ne risquait-on pas de mourir étouffé dans ces pièces rendues étanches ?
Afin de rassurer les inquiets, J. Jodogne démontrait, par des calculs simples, que, dans un abri étanche de 50 m³, dix personnes au repos pouvaient tenir 3,4 heures avant que l’air ne contienne, en volume, 1,5 % de dioxyde de carbone (gaz carbonique).
Cette teneur était considérée par la Ligue de Protection Aérienne et par la Croix-Rouge comme un maximum à partir duquel des troubles graves allaient se faire sentir chez les personnes présentes dans l’abri, troubles qui allaient finalement aboutir à la mort.
S’appuyant toutefois sur des études récentes (à l’époque), l’auteur estimait cette limite « manifestement exagérée » ; il proposait comme teneur maximum environ 3 % (p. 26, note). On en déduisait que dans un abri de 50 m³ étanche, dix personnes au repos pouvaient rester 6,8 heures avant d’être incommodées (et de mourir) du fait de la trop forte concentration en dioxyde de carbone.

Plus loin, J. Jodogne rappelait :

Le travail musculaire produit par le mouvement augmente […], dans des proportions considérables, le besoin en oxygène [p. 55].

Dans une note, il apportait quelques chiffres : si un adulte assis consommait 15 litres d’oxygène par heure, le simple fait de se tenir debout entraînait une hausse de la consommation jusqu’à 45 litres (p. 27, note 1).
Il insistait donc pour que les gens dans l’abri restassent au repos.. (voir les pages 26 et 27 de la brochure de J. Jodogne)
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Extrapolation au cas d’Auschwitz-Birkenau

Maintenant, extrapolons pour appréhender ce qui aurait dû se passer dans la prétendue chambre à gaz du Krema II ou du Krema III d’Auschwitz II.

Avec une surface au sol de 232 m² et une hauteur de plafond d’environ 2,4 m[2], on trouve un volume environ égal à 560 m³. D’après l’histoire officielle, mille personnes y étaient gazées ensemble.

Par rapport à l’abri pris comme référence par J. Jodogne, la surface est multipliée par 11,2 et le nombre de personnes par 100. D’où des victimes qui auraient pu rester (6,4 x 11,2/100=) 0,72 heure dans la « chambres à gaz » avant de commencer à mourir du fait de la trop forte teneur en dioxyde de carbone.

Mais sachant que les gazés étaient debout, que certains pleuraient, que d’autres chantaient ou priaient, ils auraient consommé non pas 25 l mais au minimum 45 l. d’oxygène à l’heure, rejetant donc (45/25=) 1,8 fois plus de dioxyde de carbone que prévu par J. Jodogne.
On en déduit que les mille victimes auraient pu rester non pas 0,72, mais (0,72/1,8=) 0,4 heure, soit 24 minutes environ, avant de commencer à mourir du fait de la trop haute teneur en gaz carbonique.
Doublons cette durée au motif qu’il y aurait eu un certain nombre de petits enfants et que, d’après certaines études, le taux de dioxyde de carbone pouvait atteindre 4, voire 5 % avant de produire ses effets mortels.
On arrive à 48 minutes environ.

La conclusion est celle-ci :

Dans les prétendues « chambres à gaz » des kremas II et III à Birkenau, les Allemands auraient pu simplement et sans aucun danger asphyxier mille personnes en moins d’une heure rien qu’en les enfermant dans le local rendu étanche !

Or, d’après les « mémoires » de Rudolf Höss, une exécution au Zyklon B aurait duré.. une demi-heure : vingt minutes pour que tout le monde soit mort, encore dix minutes avant que le portes ne soient ouvertes[3].

De son côté, Miklos Nyiszli parle d’un processus de mise à mort long de vingt minutes : cinq minutes pour l’asphyxie, encore quinze minutes avant la mise en marche des appareils de ventilation et l’ouverture des portes[4].

Quant à Jean-Claude Pressac, il pense que l’aération mécanique était enclenchée « pas plus de dix minutes après l’introduction du gaz » et qu’elle restait en fonctionnement « pendant 20 à 30 minutes ». Soit un processus qui aurait pu durer jusqu’à 40 minutes[5].

Les Allemands disposaient de toutes les informations nécessaires

Pourquoi donc les Allemands se seraient-ils compliqués la vie à recourir au Zyklon B si difficile d’utilisation et si dangereux, alors qu’il aurait suffi de laisser les victimes enfermées dans la chambre de mort ?

- Parce qu’ils auraient ignoré qu’on pouvait asphyxier rapidement une foule en l’enfermant dans un local étanche ?
Cette hypothèse est inepte, car dans sa brochure, J. Jodogne s’appuie sur une étude allemande publiée en 1933 et rapportant des « essais exécutés en abris clos avec des hommes et des femmes de 15 à 60 ans » (p. 26, note). Les Allemands connaissaient donc parfaitement les dangers d’une station prolongée dans un local étanche.

- Pour gagner une demi-heure au grand maximum ? Là encore, c’est ridicule.
Un gain de temps aussi faible ne justifie pas l’emploi d’une procédure plus coûteuse, plus compliquée et bien plus dangereuse.

Les estimations et les calculs de J. Jodogne démontrent donc à quel point l’histoire officielle est stupide.

Quand on veut tuer en masse par asphyxie et que l’on dispose d’un local pouvant aisément être rendu étanche, on n’utilise pas un gaz toxique, on laisse les gens mourir avec leurs propres rejets de dioxyde de carbone. C’est presque aussi rapide et, surtout, c’est sans danger..

Conclusion

La brochure de J. Jodogne Votre protection contre le péril aérien confirme l’ineptie de la thèse officielle concernant les gazages homicides.

Si, vraiment, les Allemands avaient voulu tuer en masse par asphyxie, ils se seraient contentés d’enfermer leurs victimes dans des locaux hermétiques. En moins d’une heure, les gens seraient morts du fait de leurs propres rejets de dioxyde de carbone. Ce processus aurait peut-être duré une demi-heure de plus qu’une asphyxie par le gaz, mais il aurait été beaucoup plus simple et, surtout, sans aucun danger.

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[1] « Mais la population doit savoir qu’elle ne peut guère compter sur ces abris [collectifs de grandes dimensions] - qui existeront ou n’existeront pas » (p. 26).
[2] Voy. les Annales d’Histoire Révisionniste, n° 5, Été-Automne 1988, p. 92.
[3] « Au bout de vingt minutes au maximum, personne ne bougeait plus » ; « Une demi-heure après l’envoi du gaz, on ouvrait les portes et on mettait en marche l’appareil d’aération » (voy. les « mémoires » de R. Höss publiée dans Auschwitz vu par les SS [éd. Interpress, Varsovie, 1991], p. 97.
[4] « En cinq minutes, il [le gaz] a tué tout le monde » ; « Vingt minutes après, on met en marche les appareil d’aération […]. Les portes d’ouvrent […]. » (voy. Les Temps Modernes, mars 1951, p. 1664).
[5] Voy. J.-C. Pressac, Auschwitz : Technique and operation of the gas chambers (Beate Klarsfeld Foundation, 1989), p. 16, col. C.

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