A partir de 1945, les Alliés ont montré les amoncellements de cadavres trouvés dans les camps comme le résultat d’une politique d’extermination voulue et planifiée par les « nazis » depuis 1933.

L’origine réelle des clichés des camps allemands diffusés par les Alliés à partir de 1945 :
Un aveu capital de Claude Lanzmann

La propagande habituelle

A partir de 1945, les Alliés ont montré les amoncellements de cadavres trouvés dans les camps comme le résultat d’une politique d’extermination voulue et planifiée par les « nazis » depuis 1933 (année d’ouverture du premier camp).

Encore aujourd’hui, cette propagande reste largement utilisée. Un exemple récent a pu être relevé dans le mensuel réservé aux 8-12 ans : Histoires Vraies. Comme on pouvait s’y attendre, le numéro de janvier 2005, réalisé en collaboration avec la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, était consacré à « la libération des camps de concentration »

A la page 40, sous le titre : « Comment s’est passée la libération des camps ? », on lisait :

Quand les Alliés arrivent, il ne reste plus que quelques survivants ; les responsables nazis se sont enfuis, en tentant de faire disparaître le maximum de preuves : destructions d’archives, de bâtiments.. Mais l’état physique des déportés et le nombre de cadavres ne laissent aucun doute sur ce qui s’est passé dans ces camps. La politique d’extermination nazie a coûté la vie à près de dix millions de juifs[1].

La vérité

En vérité, ces déportés décharnés étaient des malheureux atteints ou déjà morts principalement du typhus, à une époque où l’Allemagne laminée ne pouvait plus ni assurer la bonne hygiène dans certains camps, ni soigner les malades.
Dans l’introduction à ses Écrits révisionnistes, Robert Faurisson a admirablement résumé le mécanisme de la propagande alliée à propos des camps allemands : « On nous a fait prendre des morts pour des tués » a-t-il écrit[2].

L’aveu capital de Claude Lanzmann

De façon très surprenante, Claude Lanzmann lui-même l’a confirmé voilà peu. Interrogé à l’occasion de la rediffusion de son film Shoah, il a déclaré qu’il ne fallait pas

confondre camps de concentration et camps d’extermination

et que si des clichés avaient été pris dans les premiers (où aucune extermination de masse n’avait été perpétrée), il n’y avait en revanche

pas une seule photo du camp de Belzec […], de Treblinka […], de Chelmno, de Sobibor.

D’où cette remarque du journaliste qui l’interrogeait :

Les images que l’on connaît sont donc celles des camps de concentration..

remarque à laquelle C. Lanzmann répondit (je souligne) :

Oui, les cadavres que l’on voit par exemple dans Nuit et brouillard, d’Alain Resnais, sont des images des camps de concentration en Allemagne, découverts par les alliés au printemps 1945. Ces gens sont morts des épidémies de typhus qui se sont abattues sur les camps.

C. Lanzmann a répété cela dans un autre entretien accordé au quotidien L’actu. A la question : «

Pourquoi n’avoir montré ni images d’archives, ni cadavres ?

il a répondu (je souligne) :

Parce qu’il n’y a aucun cadavre ! […] [Les Allemands] ont détruit les traces. Le crime parfait ! Il n’y a donc ni cadavres, ni archives. Les corps que montre Alain Resnais dans Nuit et Brouillard sont ceux d’un camp de concentration libéré par les Américains. Ce sont les cadavres de gens morts du typhus[3]. (voir l’article)

C. Lanzmann ne fait qu’énoncer une évidence.

Une évidence qu’on pouvait connaître dès 1945

Tout commença avec Ohrdruf

Ohrdruf qualifié de « camp d’extermination »

Dans un article paru il y a quelques années, Ohrdruf était qualifié de :

Camp d’extermination où les détenus « devaient mourir au travail dans un délai de trois mois » [Voir l’article].

Quelques lignes plus bas, toutefois, on lisait :

Un rescapé de ce camp […] expliquera même que, lui, il n’avait dû son salut qu’à la brutalité d’un SS qui lui avait broyé le doigt, ce qui lui avait permis d’entrer à l’infirmerie [Id.].

Là encore, si, vraiment, Ohrdruf avait été un « camp d’extermination » où les détenus devaient mourir en trois mois, on ne voit pas pourquoi les Allemands y auraient établi une infirmerie pour soigner les blessés.

La vérité sur Ohrdruf

En vérité, Ohrdruf n’était pas un camp, mais un commando de Buchenwald établi dans l’urgence en novembre 1944. A l’époque, le Reich était victime des bombardements incessants (pour plus d’informations, voir l’article “La guerre aérienne des Alliés”) et les Allemands avaient choisi d’installer un centre de communication ferroviaire dans les souterrains du château du lieu.
Les déportés devaient creuser un tunnel qui aurait relié ce château à la voie ferrée principale. Ils étaient logés dans les secteurs nord et sud d’un camp militaire et se rendaient tous les matins sur les lieux de travail.
Sachant que les travaux étaient urgents, le nombre de prisonniers affectés dans ce commando augmenta rapidement au point de quadrupler en quelques mois : de 2 500 en novembre 1944, il passa à 9 100 en janvier 1945 et à 11 700 à la fin du mois de mars.
L’avance des troupes américaines interrompit toutefois le projet. En avril 1945, le commando fut évacué vers Buchenwald[4].

Telle est l’histoire du commando d’Ohrdruf, qui n’a jamais été un camp d’extermination (d’où la présence d’une infirmerie pour les blessés).

Les Allemands évacuent Ohrdruf et laissent derrière eux les morts et les malades

Mais comme on pouvait s’y attendre, dans cette situation d’apocalypse due à la surpopulation, au manque de ravitaillement et à la désorganisation générale, les Allemands laissèrent derrière eux, lors de l’évacuation du commando, des prisonniers morts ou trop malades pour être transportés. Si bien que lorsque, au début du mois d’avril, les Américains pénétrèrent dans ce lieu, ils découvrirent des cadavres.

Les Anglo-américains vont se servir d’Ohrdruf puis de Bergen-Belsen pour les besoins de leur propagande

Immédiatement, ils comprirent le bénéfice que pourrait en tirer la propagande. Alors intervint ce que l’on appelle la « rupture d’Ohrdruf », c’est-à-dire : « la décision des états-majors d’ouvrir les camps aux visites et aux médias dans un premier temps, puis d’en diffuser ensuite abondamment les images »[5].

L’historien Clément Chéroux écrit :

La rupture d’Ohrdruf résulte en somme de la volonté alliée de médiatiser l’horreur à des fins pédagogiques (au mieux) ou de propagande (au pire). […] ces images […] permettaient en premier lieu de désigner l’ennemi […]. Cependant, les photographies des camps ne servaient pas seulement à désigner le nazisme et ses crimes, elles permettaient également de justifier la guerre qui était menée contre lui, de valider la nécessité de son éradication [Id.].

Ce texte venait confirmer la révélation faite 52 ans plus tôt par Freda Utley. Dans un livre publié en 1949 et intitulé : The High Cost of Vengeance (Le coût élevé de la vengeance), cette Américaine qui avait visité l’Allemagne en 1945 avait écrit :

Un très grand professeur américain que je rencontrai à Heidelberg, exprima cette opinion que les autorités militaires américaines, quand elles entrèrent en Allemagne et virent les effroyables destructions causées par notre « obliteration bombing », furent épouvantées en comprenant que cela pourrait provoquer un retournement de l’opinion en Amérique et empêcher qu’on appliquât à l’Allemagne le traitement qu’on avait prévu à Washington, en éveillant la sympathie pour les vaincus et en révélant nos crimes de guerre. Ce fut, croit-il, la raison pour laquelle le général Eisenhower mit instantanément une flotte aérienne tout entière à la disposition des journalistes, des congressmen et des gens d’église pour leur faire voire les camps de concentration ; l’idée était que le spectacle des victimes d’Hitler affamées effacerait notre sentiment de culpabilité. Il est certain qu’on réussit cette opération[6].

Ces textes confirment que la campagne orchestrée autour des camps de concentration à partir d’avril 1945 (avec Ohrdruf, mais surtout avec Bergen-Belsen) répondait avant tout à un besoin politico-stratégique : la justification de la guerre d’extermination menée contre le IIIe Reich (voir la première page d’un journal de l’époque).

Comme l’a écrit Robert Faurisson (s’appuyant sur les travaux de David Irving) :

L’affaire, si l’on peut dire, se passa en quatre temps.
En un premier temps, Churchill assura aux Britanniques que leur devoir était de venir en aide à la Pologne agressée par Hitler, mais, deux semaines plus tard, ce motif devenait caduc avec l’agression de la Pologne par l’Union soviétique.
En un deuxième temps, il expliqua à ses concitoyens qu’ils devaient continuer la guerre pour sauvegarder l’empire britannique ; il refusait les offres de paix réitérées de l’Allemagne ; en mai 1941, il faisait interner le messager de paix Rudolf Hess ; et, alors que l’Allemagne était attachée au maintien de l’empire britannique, il choisit de conclure une alliance avec le pire ennemi qui fût de cet empire : l’Américain Franklin Roosevelt. Le deuxième motif devenait ainsi caduc à son tour.
En un troisième temps, Churchill annonça à ses compatriotes qu’il leur fallait se battre pour la démocratie, y compris sous sa forme la plus paradoxale : la démocratie socialiste soviétique ; il fallait, disait-il, ouvrir un second front en Europe pour soulager les efforts de Staline. C’était venir en aide à une dictature qui avait pourtant agressé la Pologne le 17 septembre 1939 et qui s’apprêtait à une nouvelle conquête de ce pays.
Encore un mois avant la fin de la guerre en Europe (8 mai 1945), la propagande anglaise tournait ainsi à vide, cependant que beaucoup de soldats britanniques et américains découvraient avec effarement à quel point l’aviation anglo-américaine avait ravagé l’Allemagne.
C’est alors que, soudain, en avril 1945, un miracle se produisit qui permit à Churchill de trouver cette fois-ci le quatrième et bon motif : la découverte du camp de Bergen-Belsen l’amena à prétendre que, si la Grande-Bretagne s’était tant battue et avait provoqué et subi tant de destructions pendant près de six ans, ce n’était pour rien moins que la civilisation. Assurément, Churchill avait déjà, plus d’une fois, débité aux Britanniques les habituels couplets, depuis la guerre de 1914-1918, sur la Grande-Bretagne, ce berceau de la civilisation mis en péril par les hordes teutoniques (par « les Huns », disait-il), mais la mécanique oratoire tournait à vide. Le miracle fut la découverte en avril 1945 de ce camp de concentration ravagé par les épidémies : une aubaine pour Churchill et pour la propagande britannique[7].

Par conséquent, loin de conforter la thèse exterminationniste, l’affaire du camp d’Ohrdruf qui marque le début de la campagne de presse alliée autour des camps de concentration apporte au contraire de l’eau au moulin révisionniste. Elle démontre en effet que, dès le début, les Alliés n’ont pas pu agir avec honnêteté, puisque leur objectif était de noircir le plus possible le vaincu.

L’épidémie de dysenterie à Berlin en juillet 1945

Dès le début, d’ailleurs, on pouvait connaître l’origine des terribles photos montrées par les Alliés. Je me souviens que durant l’été 1945, une grave épidémie de dysenterie sévit dans Berlin où mon père se trouvait. Plus tard, il me raconta le spectacle effroyable de ces mourants entassés, véritables squelettes vivants, qui crevaient au milieu de leurs déjections, dans une odeur insupportable.
Ayant effectué des recherches dans la presse de l’époque, j’ai découvert un entrefilet consacré à cette épidémie de dysenterie. On lit :

Une épidémie de dysenterie sévit actuellement à Berlin. La mortalité varie entre 8 et 20 % dans les différents secteurs de la ville. La présence des Allemands expulsés des provinces orientales qui, malgré toutes les interdictions, affluent à Berlin à une cadence de 200 000 par semaine, rend la lutte contre l’épidémie très précaire. La mortalité est particulièrement grande parmi ces expulsés, exténués par des centaines de kilomètres de marche.
La situation est d’autant plus grave à Berlin que les conduites d’eau sont souvent obstruées par des cadavres et des débris de toutes sortes[8].

Comment ne pas faire un parallèle avec la situation dans le fameux camp de Bergen-Belsen (et aussi d’autres camps moins connus) ? Là, il ne s’agissait pas d’Allemands expulsés qui arrivaient à forte cadence, mais de déportés évacués. Les uns comme les autres étaient exténués par des kilomètres de marche. Ils arrivaient dans un lieu déjà surpeuplé et où rien n’était prévu pour les accueillir. Enfin, à Berlin comme à Bergen-Belsen sévissait une grave pénurie d’eau potable.
Le seul avantage était en faveur de la capitale allemande : l’épidémie survint en temps de paix, lorsque, malgré la destruction des voies de communication, des médecins pouvaient tout de même circuler sans être quotidiennement mitraillés, et qu’ils disposaient de médicaments amenés en quantité par les armées victorieuses. Or, malgré cet avantage, la lutte contre l’épidémie fut « très précaire », la mortalité ayant atteint 20 % dans certains quartiers.
Quand on sait cela, comment être surpris qu’à Bergen-Belsen, l’épidémie de typhus survenue début 1945 ait causé des ravages effroyables dans le camp, tuant quotidiennement des centaines de personnes ?

Rétrospectivement, je comprends pourquoi mon père, après avoir frémi en voyant les premiers clichés des camps publiés au mois d’avril 1945, ne sembla ensuite plus guère impressionné par la propagande alliée. Il avait vu les mourants et les cadavres squelettiques dans Berlin désorganisée et surpeuplée ; il dut alors comprendre la vraie cause des spectacles découverts à Bergen-Belsen au moment de sa libération.

Et puisque, à Berlin, personne ne parlait d’extermination préméditée des habitants, mais d’un drame dû aux circonstances du moment (surpeuplement, malades exténués, pénurie d’eau potable), on ne voit pas pourquoi à Bergen-Belsen, où la situation était la même (surpeuplement, malades exténués, pénurie d’eau potable), il aurait fallu attribuer les morts au résultat d’une politique planifiée d’extermination.

Pourquoi ces déportés exténués au regard vide

Je termine par une remarque sur le même sujet : tout le monde connaît ces clichés qui montrent des détenus squelettiques épuisés, le regard vide et incapables de se tenir debout.
A partir d’avril 1945, la propagande alliée a prétendu que les déportés, lorsqu’ils n’étaient pas immédiatement gazés, finissaient ainsi, parce que les camps avaient été créés dans ce but.

Or, au cours de mes recherches sur l’épidémie de dysenterie à Berlin, j’ai découvert un article très intéressant du 12 juillet 1945, intitulé : « La maladie et la mort dans les camps de déportés ». Il s’agit d’un résumé de communications faites par des médecins qui, ayant été déportés, racontaient leur expérience des camps.

On lisait tout d’abord :

La faim, le surmenage et l’insomnie dut à l’entassement (dix hommes pour une couchette de 4 mètres sur 1 m 80) provoquait chez tous les déportés une perte de poids rapide qui atteignait couramment 30 à 40 %. Le professeur Richet indiquait à l’Académie de médecine une moyenne de 47 kilos sur 100 malades, malgré les œdèmes[9].

Quand on sait que « l’entassement » exista à partir des derniers mois de guerre, avec l’évacuation subite des camps situés dans les zones menacées par l’avance des Alliés, on en déduit ces pertes de poids rapides et sensibles - un homme de 70 kg maigrissait jusqu’à peser 49 kg voire 41 kg - ont eu lieu à la toute fin.

Cette affirmation est confirmée lorsque l’auteur de l’article poursuit (je souligne) :

Une ration alimentaire qui tomba au-dessous des onze cent calories de janvier à avril 1945, et dont le déséquilibre était évident, provoquant des avitaminoses graves […]. Ces carences se traduisaient chez certains par l’hébétude, par une diminution de la force musculaire, de la sensibilité, des réflexes, etc. ne leur permettant plus de se tenir debout [Id.].

C’est clair : les déportés gravement affaiblis photographiés à la libération des camps par les Alliés ont souffert du manque de nourriture qui sévit dans les quatre derniers mois de la guerre.


L’article paru dans Le Monde le 12 juillet 1945 confirme donc avec éclat les thèses révisionnistes concernant l’origine réelle des clichés diffusés par les vainqueurs à partir du mois d’avril 1945.

Bien plus : il démontre que, dès 1945, on disposait de tous les éléments pour comprendre la cause des spectacles effroyables découverts à la libération des camps.

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[1] Voy. Histoires Vraies, n° 136, janvier 2005, p. 40.
[2] Voy. R. Faurisson, Écrits révisionnistes, t. I, p. XXIII.
[3] Voy. L’actu, 22 janvier 2005, p. 2, col. A.
[4] Pour toutes ces informations, voy. le Catalogue alphabétique de camps de concentration et de travaux forcés assimilés et de leurs commandos et sous-commandos ayant existé en Allemagne pendant la guerre 1940-45 (édité par le Royaume de Belgique, 1951), p. 303.
[5] Voy. Mémoire des camps. Photographies des camps de concentration et d’extermination nazis (1933-1999) (éd. Marval, 2001), p. 122.
[6] Voy. F. Utley, The High Cost of Vengeance (Henry Regnery Company, Chicago, 1949), p. 183. Une traduction française de ce passage a été publiée par Maurice Bardèche dans Nuremberg II ou les Faux Monnayeurs (éd. des Sept Couleurs, 1950), p. 91.
[7] Voy. R. Faurisson, Écrits révisionnistes, tome I, Introduction, p. XXXV.
[8] Voy. Le Monde, 21 août 1945, p. 2.
[9] Voy. Le Monde, 12 juillet 1945, p. 5.

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