La remise à l’honneur du travail manuel et de l’artisanat

 

Question

Comment Hitler est-il parvenu à remettre à l’honneur le travail manuel et à encourager les talents créatifs ?

Réponse

Le « Front du Travail »

Arrivés au pouvoir, les nationaux-socialistes créèrent le Front du Travail.

En février 1937, le monde de l’artisanat fut profondément remanié. Sous l’égide du Front du Travail, des corps de métiers (Gewerke) furent créés. Groupés par professions, ils réunissaient les patrons, les ouvriers et les apprentis auparavant séparés dans des associations indépendantes (et parfois rivales).
Chaque corps de métiers possédait une maison commune (Gemeinschaftshaus) qui en formait le centre culturel et social. Il était également chargé de former un groupe d’atelier (Werkschar), sorte de « troupe de choc doctrinale ».

En outre, dans chaque localité, tous les artisans du Front du Travail allaient être réunis en un groupe artisanal local, dirigé par un chef de l’artisanat local.
Ainsi les nationaux-socialistes parvinrent-ils à souder verticalement et horizontalement le monde de l’artisanat, ce qui permit de créer des structures d’aide et d’émulation.

Le « fonds d’établissement » pour les jeunes artisans.

La principale d’entre elles était le « fonds d’établissement ». Ce fonds permettait d’attribuer à de jeunes artisans désireux de s’établir un crédit personnel ainsi qu’une somme permettant de constituer un fond de roulement pour trois mois. Pour en bénéficier, le jeune devait être membre du Front du Travail, avoir suivi les cours professionnels du Front du Travail, pris part aux concours de métiers et « avoir fait preuve d’un bon esprit à l’égard des doctrines nationale-socialistes »[1]. Grâce à ce fonds, les jeunes artisans capables mais dont les parents n’étaient pas assez riches pour leur permettre de s’installer allaient tout de même pouvoir débuter dans la vie sans être contraints de rester ouvriers chez un patron ou – pire – dans une usine.

Prenant la parole lors de l’instauration de cette structure d’aide, le chef du bureau de l’artisanat du Front du Travail, Paul Walter, déclara :

Il est de l’intérêt du peuple allemand que la jeune génération du patronat artisanal ne soit pas seulement recrutée d’après la situation de fortune des parents, mais que les jeunes artisans les plus capables par leurs connaissances professionnelles et par leur caractère deviennent patrons [Id.].

Bel exemple de vrai socialisme..

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[1] Voy. le Bulletin périodique de la presse allemande, n° 470, p. 24.

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