Les indices qui démontrent la réussite sociale du national-socialisme.

 

Question

Comme « preuve » de la réussite économique du national-socialisme, on cite souvent le chômage qui aurait été quasiment éradiqué en 1938 ; il aurait alors touché 1,3 % de la population active contre 14,6 % en 1933[1]. Cependant, on connaît la facilité avec laquelle il est possible soit de truquer les chiffres (en radiant des chômeurs des listes pour des raisons diverses), soit de donner artificiellement du travail aux gens, en recourant aux formations, aux emplois inutiles sous-payées etc. A ce sujet, je note qu’en 1935, le Secours d’hiver venait encore en aide à 13 millions d’Allemands, ce qui représente un nombre bien supérieur à celui des chômeurs officiellement recensés. N’est-ce pas la preuve qu’il y avait trucage ?

Réponse

Votre erreur consiste à ne pas faire la différence entre les catégories d’assistés. Les secours n’étaient pas réservés aux seuls chômeurs complets. Les petits pensionnés, les chômeurs partiels, les veuves, les invalides en bénéficiaient également. A tous ces gens, il fallait ajouter leurs familles : épouses, enfants et, parfois, parents ou proches dépendants. Voilà pourquoi le nombre d’assistés était bien supérieur à celui des chômeurs complets recensés.

Pour l’hiver 1935-1936, ainsi – celui que vous prenez pour référence -, les aides ont été données à non seulement 1,27 million de chômeurs complets, mais aussi : 350 000 indigents assistés, 860 000 petits retraités du travail, 1,61 million d’assistés divers et – surtout – 8,70 millions de membres des familles d’assistés[2].
Les deux tiers des secours revenaient donc aux familles, c’est-à-dire en premier lieu aux épouses et aux enfants. Voilà pourquoi, je le répète, le nombre d’assistés dépassait largement celui des chômeurs (complets ou non).

A mon avis, bien mieux que les statistiques concernant le chômage, quatre indices démontrent la réussite sociale du national-socialisme : le chiffre d’affaire du commerce de détail, les versements aux caisses d’épargne, les sommes récoltées lors de la Journée (annuelle) de Solidarité nationale (le 5 décembre) et le taux d’habitants aidés par le Secours d’hiver. Les voici :

Chiffre d’affaire du commerce de détail :
1933 : 22,7 milliards de marks ;
1937 : 31 milliards de marks[3].

Versements aux caisses d’épargne :
1933 : 11,4 milliards de marks ;
1937 : 16,1 milliards de marks [Id.].

Sommes récoltées lors de la Journée de Solidarité nationale :
1934 : 4 021 000 de marks ;
1935 : 4 084 812,49 de marks ;
1936 : 5 363 267,51 de marks ;
1937 : 7 964 102,76 de marks[4].

Taux d’habitants aidés par le Secours d’hiver :
1933-34 : 25,3 %
1934-35 : 21,1 %
1935-36 : 19,4 %
1936-37 : 16,1 %[5].

Le troisième indice est très éloquent : plus les années passaient, plus il y avait de dons, ceux-ci ayant presque doublé en trois ans. Considérés avec les deux premiers, il apporte la preuve non seulement que les citoyens gagnaient plus, mais aussi que le tissu social s’était resserré sous Hitler, car la générosité des gens dépend avant tout de leur sentiment d’appartenance à une communauté de destin. Voilà pourquoi suite à la publication de ces résultats, un dignitaire allemand, Günter d’Alquen, put déclarer :

Nous voulons nous démontrer et nous nous démontrerons à nous-mêmes que le mouvement national-socialiste dépasse de plus en plus les cadres du Parti et les organisations, pour devenir la possession commune au fond du cœur de tout un grand peuple[6].

De même que le dons augmentaient, le taux des gens à aider diminuait sensiblement, passant de 25 % à 16 %. C’est sans conteste une preuve de réussite sociale.. que les démocraties envient. Le 17 avril 1937, d’ailleurs, la National-Zetung écrivit :

Où donc, dans le monde des démocraties, hélas ! si satisfaites d’elles-mêmes et si présomptueuses y a-t-il une œuvre de solidarité identique ou seulement analogue ? Le grandiose résultat de l’œuvre du Secours d’hiver jette bas toutes les lamentables excitations de certaines coteries à l’étranger.. En pratiquant ainsi en Allemagne, le socialisme agissant, nous pratiquons en même temps le christianisme en action[7].

Quelques mois plus tard, ce même journal déclara :

Dans d’autres pays, on fait de la « démocratie » la panacée de toutes les difficultés. On a élevé sur le pavois les principes de la « liberté », de l’ « égalité » et de la « fraternité » et l’on ne se lasse pas de présenter ce fait comme le degré suprême auquel on peut arriver. Mais, c’est justement dans les pays où l’on adore la démocratie, où l’on dispose d’immenses territoires pour en exploiter le sol, que règne la crise pendant la saison froide, que les malheureux font des marches de la faim et viennent même frapper à la porte des pouvoirs politiques[8].

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[1] Source : François-Georges Dreyfus, Le IIIe Reich (éd. de Fallois, 1998), coll. « Le livre de poche », p. 218.
[2] Voy. le Bulletin périodique de la presse allemande, n° 465, p. 21, col. A.
[3] Voy. Deutsche Allgemaine Zeitung, 27 janvier 1938.
[4] Sources : le Bulletin périodique de la presse allemande. Pour 1934 à 1936, Bulletin n° 468, 14 février 1937, p. 23. Pour 1937, Bulletin n° 479, 30 décembre 1937, p. 28.
[5] Voy. le Bulletin périodique de la presse allemande, n° 477, 26 septembre 1937, p. 20.
[6] Voy. le Völkischer Boebachter, 7 octobre 1937.
[7] Voy. la National-Zeitung, 17 avril 1937.
[8] Voy. la National-Zeitung, 6 octobre 1937.
 

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