Henri Roques (usant parfois des pseudonymes de Henri Jalin, puis André Chelain), né à Lyon le 10 novembre 1920 – mort le 16 mars 2014 à Colombes, est un ingénieur agronome français.

Il soutient en 1985 une thèse (finalement annulée) en littérature comparée qui a donné lieu à un scandale au sein de l’Université française.

La fameuse thèse de Nantes

 

Le travail écrit de Roques confronte les quatre versions françaises
et les deux versions allemandes du témoignage de Gerstein.

 
Il s’emploie à souligner leurs incohérences pour conclure à la nullité du témoignage. Il se réfère abondamment à ceux qu’il appelle les « historiens de l’école révisionniste » et notamment Paul Rassinier.

Au cours de la soutenance orale, le 15 juin 1985, Roques n’hésite pas à aller plus loin, à extrapoler les conclusions de sa thèse vers la remise en cause de l’existence des chambres à gaz et la dénonciation de la « religion de l’holocauste » en se référant ouvertement à Faurisson. Il bénéficie de la sympathie d’un jury acquis au courant « révisionniste » qui lui décerne la mention « Très Bien ».

Quelques mois plus tard, un communiqué de presse est envoyé à cent cinquante journalistes et historiens pour signaler cette « thèse explosive » qui aurait fait la lumière sur un « tissu d’invraisemblances ». Ce n’est qu’en mai 1986 que l’affaire éclate dans la presse nationale. On évoque souvent « une thèse niant les chambres à gaz », ce qui est inexact, mais atteint le but recherché par Henri Roques si l’on en croit l’entretien qu’il accorde en 1989 à l’hebdomadaire Rivarol :

 

Je n’étais certainement pas naïf en élaborant ma thèse, c’est donc sans la moindre surprise et avec une grande jubilation intérieure que j’ai affronté la campagne hystérique, déclenchée à son propos.. On a écrit un peu partout que ma thèse tentait de nier l’existence des chambres à gaz : en fait, elle renforce simplement la position du professeur Faurisson dont la démonstration est à elle seule tout à fait convaincante. 

 
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Télécharger « Les confessions de Kurt Gerstein » de Henri Roques, pdf
 

Revoir l’entretien de Vincent Reynouard avec Henri Roques :

 

Lire aussi :

Henri Roques, avec la collaboration de Vincent Reynouard,
« Avec son film Amen, Costa Gavras a mis en scène un sinistre canular ».
 
 

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