Dans cette série en quatre parties, Reynouard expose l’histoire des camps de concentration inventés par les « bons » : l’Espagne (en 1896), la Grande-Bretagne (en 1900) et les États-Unis (en 1901).

Il raconte toute la propagande qu’à l’époque, les ennemis de ces nations ont organisée à leur propos afin de les présenter comme des « camps d’extermination ». Il explique ses mécanismes assez simples, fondés sur la généralisation abusive. Puis il rétablit la vérité sur ces camps et, s’appuyant sur quelques exemples flagrants, il pose la question : en 1945, n’est-ce pas la même propagande qui fut utilisée ? (Réponse dans la prochaine série.)

Plan de l’exposé :

Épisode 1 :

1/ Une mémoire effacée puis remplacée pour des raisons politiques
2/ 1896-1901 : l’Espagne, l’Angleterre et les États-Unis inaugurent d’ère des camps
– 1896 : les camps espagnols à Cuba
– 1901 : Les camps américains aux Philippines
– 1900 : les camps britanniques en Afrique du Sud

 

 
 

Épisode 2 :

3/ Le sempiternel argument : « C’est pas pareil ! »
4/ Quand les camps des « bons » étaient des « camps d’extermination »
5/ L’histoire objective des camps espagnols, américains et britanniques
– Les camps américains aux Philippines

 

 
 

Épisode 3 :

– Les camps espagnols à Cuba
– Les camps britanniques en Afrique du Sud

 

 
 

Épisode 4 :

6/ Conclusion : pour une histoire objective des camps allemands
 

 
 

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3 comments

  1. santiago64 04/08/2017 at

    Répondre

    Attention M. Reynouard, votre dénonciation des camps espagnols à Cuba n’est documentée que des articles de journaux US qui préparaient la guerre contre l’Espagne et avaient formaté, comme toujours et encore aujourd’hui, leur opinion publique en inventant les pires horreurs commises par l’Espagne à Cuba. C’est la méthode US toujours de faire des guerres humanitaires contre les horreurs des autres. Voici comme Hérodote.net qui n’est pourtant pas révisionniste fait le récit de l’intervention US à Cuba et comment elle fut « fabriquée »:

    « Guerre sur commande

    Il faut dire qu’à Cuba, les Espagnols, qui occupent l’île depuis sa découverte par Christophe Colomb, font face à partir de 1895 à une insurrection indépendantiste.

    Aux États-Unis, la presse populaire prend fait et cause pour les insurgés cubains et dénonce à qui mieux mieux la barbarie des Espagnols, catholiques et latins, leurs « camps de la mort » et même leur pratique de l’anthropophagie.

    Deux hommes rivalisent dans cette recherche du sensationnel : le magnat de la presse Joseph Pulitzer ✡, du World, et William Randolph Hearst ✡, qui venait de fonder à 32 ans le New York Journal.

    Cette presse populaire est qualifiée de yellow press (« presse jaune ») parce qu’elle propose des bandes dessinées en jaune dont la couleur a la fâcheuse tendance à déteindre sur les articles.

    La campagne de presse a le soutien intéressé des hommes d’affaires américains qui ont beaucoup investi à Cuba et rêvent d’en évincer la vieille puissance coloniale. Mais le public ne manifeste guère d’intérêt pour le conflit cubain. Les journalistes non plus d’ailleurs.

    Début 1898, le dessinateur du New York Journal Frederick Remington écrit de La Havane à son patron : « Il n’y a pas de guerre ici, je demande à être rappelé ». Hearst ✡ lui câble en réponse : « Restez. Fournissez les dessins, je vous fournis la guerre ». Là-dessus, il publie le 9 février une lettre confidentielle de l’ambassadeur d’Espagne à Washington qui présente le président américain McKinley comme un homme terne et timoré…

    À cette provocation vient s’ajouter quelques jours plus tard l’explosion du Maine. Le magnat de la presse monte une violente campagne. Pendant plusieurs semaines, jour après jour, il consacre plusieurs pages de ses journaux à l’affaire du Maine et réclame vengeance en répétant inlassablement : « Remember the Maine ! In Hell with Spain ! » (Souvenez-vous du Maine ! En enfer l’Espagne !). Ses concurrents ne sont pas en reste.

    Pressé de partout, le président William McKinley déclare la guerre à Madrid le 25 avril 1898. Il était arrivé au pouvoir l’année précédente sur la promesse de maintenir la paix quoiqu’il en coûte. »

    • G. T. 06/08/2017 at

      Répondre

      Je trouve votre commentaire fort érudit, mais je demande si nous avons vu la même vidéo. M. Vincent Reynouard ne cautionne justement pas la propagande impérialiste états-unienne mais au contraire montre, en la rapportant, la fausseté des conclusions auxquelles mènent l’exagération et l’inexactitude.

      J’avais proposé un commentaire qui a été refusé. Je m’en étonne, car il ne me semblait rien comporter qui pût gêner quiconque, mais je ne m’en plans pas, car c’est bien le rôle de la modération d’écarter ce qui, par maladresse ou intention, pourrait embarrasser.

  2. G. T. 30/07/2017 at

    Répondre

    Avant les camps de concentration de la guerre des Boers ou de la guerre hispano-américaine, il y eut ceux de la guerre de Sécession (1861-1865). On connaît les camps de prisonniers de guerre de ce conflit, ne serait-ce que par le film Le Bon, la brute et le truand de Sergio Leone, mais on ignore en général l’existence de ses camps de concentration.

    Extrait d’un article de M. Mark Weber:

    http://codoh.com/library/document/1987/

    «⁣

    En plus de camps pour les soldats faits prisonniers, le Nord instaura aussi des camps de concentration pour les populations civiles considérées comme hostiles au gouvernement fédéral. Le général de l’Union Thomas Ewing signa son infâme ordre numéro 11 en août 1863, par lequel un grand nombre de civils dans le Missouri furent réinstallés dans ce qu’on appelait des “postes”.

    Dans Plain Speaking [Franc-Parler], “Une Biographie orale de Harry S. Truman”, l’ancien président dit ce qui advint:

    “Tout le monde, presque la population entière du conté de Jackson et des contés de Vernon et de Cass et de Bates, tous ceux-là furent dépeuplés, et les gens durent rester dans des postes.

    Il les appelaient des postes, mais ce qu’ils étaient, c’était des camps de concentration. Et on déplaça la plupart de ces gens dans une telle hâte qu’ils durent abandonner tous leurs biens et leurs meubles dans leurs maisons. Alors les soldats de la Fédération [NdT: les Nordistes] entrèrent et prirent tout ce qu’on avait laissé et mirent le feu aux maisons.

    Ça ne s’est pas passé très bien avec les gens dans ces endroits. Mettre les gens dans des camps de concentration en particulier ça ne s’est pas très bien passé.” (pp. 78-79)

    La grand-mère du président Truman chargea les biens qu’elle put dans un char à bœufs et, avec six de ses enfants, parmi lesquels la mère du président, fit le voyage jusqu’à un « poste » à Kansas City.  Martha Ellen Truman gardait un souvenir vivace de ce voyage jusqu’à ce qu’elle mourut à l’âge de 94 ans.

    ⁣»

    Et encore avant il y eut les «⁣removal camps⁣» [littéralement camps de déménagement, ou de déplacement, ou de retrait, ou de suppression] qui, en 1838 et 1839, attendirent les Cherokees au bout de la Piste des larmes (Trail of tears):

    https://www.nps.gov/trte/learn/historyculture/trte_exhibits_removal.htm

    Nihil novum sub sole

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